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Je suis un Netizen, et vous ?

Ask me anything   Submit   Guillaume Milert, le 28 février 2014 : bienvenue sur mon ancien blog quand j'étais Directeur Général de Netizencall. J'ai dorénavant basculé dans le web marketing et le management de la réputation sur Internet en créant Boost Expert. Rejoignez-moi sur boostexpert.com et bonne lecture !

A propos de Timeline, le journal de Facebook

L’Internet est en perpétuelle gestation et c’est parti pour durer. Au fur et à mesure des progrès technologiques, les ordinateurs, systèmes d’exploitation, navigateurs, réseaux sociaux se doivent de trouver de nouvelles idées pour devancer l’air du temps, il n’y a rien d’acquis, même pour les leaders Apple, Microsoft, Google ou Facebook.

En 2007, Second Life tenait la corde. Son succès a peut-être même conduit au film Avatar. Mais c’était il y a des siècles. D’autres connaissent un second souffle, ainsi le jeu Sims, via Facebook…

Plus que d’un problème de concurrence, c’est de la surabondance que vient le danger. Bien entendu, les grandes enseignes s’affrontent à coup de matériels (tablettes, smartphones…) ou de logiciels propriétaires, tributaires les unes des autres, dans un combat d’englobement.

Les plus anciennes sont nées au milieu des années 70, les plus récentes la semaine dernière. Historique dérisoire au regard, par exemple, de l’industrie automobile.

L’Internet, creuset des créateurs, ayant démocratisé l’entreprise, il y a toujours la place pour un nouvel acteur qui trouvera l’idée des dix prochaines années. Le virtuel bouillonne sans cesse, rien n’est figé.

D’autant que le Netizen est curieux et lunatique, son propre est de zapper, surfer, picorer et rendre un jugement. Comme tout être humain, il est rétif au changement, même bien au chaud dans son village, combien d’inquiétudes face au nouveau Mur de Facebook ? Mais il va voir, seul, brièvement, conseillé ou parrainé par une de ses relations, s’implantant, prenant date, jusqu’à migrer complètement. Le Netizen s’éparpille, cultive le don d’ubiquité, appartenant à plusieurs réseaux, les délaissant au profit de nouveaux.

Face à cette myriade d’offres alternatives, à Google + qui se cherche, Facebook qui ne progresse plus, bloqué à 800 millions de membres, est un géant aux pieds d’argile. Etant devant, il a l’obligation d’innover, s’il veut éviter qu’un vent Netizen contraire l’effeuille. La trouvaille Timeline arrive donc à point nommé.   

Sur le plan de la gestion de la relation client, le lancement du nouveau format chronologique de Facebook s’apparente à une opération de fidélisation, de captation renforcée.

Les publications chassaient jusqu’à maintenant les précédentes, s’amoncelaient en bas de page sous le terme de « publications plus anciennes », le temps présent instantané écrasait le passé.

Le nouveau Mur permet dorénavant de s’inscrire dans une durée du temps qui passe, les fidèles de Facebook peuvent reconstituer (et refaçonner) les événements depuis leur naissance en rajoutant photos et vidéos, les localisant et les datant au gré de leur parcours. On peut d’ailleurs regretter l’impossibilité présente d’exposer d’autres types de documents (des fichiers PDF par exemple) mais cela viendra.

Pour s’enregistrer, les membres sont censés avoir plus de 13 ans, et même s’il est difficile de le quantifier, il est notoire que des millions de jeunes entre 10 et 13 ans ont déjà un compte Facebook. Timeline va les accompagner toute leur vie, traçant chaque jour leurs humeurs, mémorisant leur histoire, reflétant ce qu’ils sont ou ce qu’ils veulent être.

Fini le temps du petit cahier caché sous le matelas où on s’écrivait à soi-même ses pensées intimes avec l’espoir inconscient un jour d’être lu. Facebook réalise aujourd’hui le fantasme d’un journal audiovisuel, à cultiver, modifier, enrichir à l’infini, consultable selon les niveaux d’accès fixés par son auteur.

Il est encore trop tôt pour bien analyser ce qui vient de se produire, mais Facebook a indéniablement marqué une étape. Les réseaux sociaux étaient taxés de superficialité, les milliards de posts et tweets échangés chaque jour paraissaient bien vains, l’éphémère régnait. Pourtant, c’était là, sous-jacent, dans le principe même de Copains d’Avant et des CV en ligne de Viadeo et Linkedin…

Témoin d’une histoire en cours, permettant le retour en arrière, donnant une épaisseur au présent dans la continuité du passé, Timeline colle encore plus à l’individu. Facebook, à la recherche du temps perdu, préserve ainsi son avance sur ses rivaux et accentue son influence sur la vie même des hommes : combien d’applications et de liens commerciaux vont encore venir se greffer et agir sur leurs empreintes numériques ?

Au Netizen, attaché à sa liberté, mieux armé, de se distinguer des autres internautes pour s’extraire du joug de cette nouvelle tentacule.

On retrouve sur le Net les combats anciens des mondes fermés (Apple…) contre d’autres qui semblent en surface plus libres (Google…), forces autoritaires contre esprits libéraux. Facebook s’invite à la fête. Mais l’aventure ne fait que commencer, l’Internet ne date vraiment que des années 90 et ses apôtres, les Netizens, sont insatiables, en attente de nouvelles possibilités.

Même avec Timeline, Facebook est loin d’être abouti. Il lui manque un grain de folie, une originalité définitive. Les distances ont été abolies, le voyage dans le temps est rendu possible, le réel se confond avec l’avatar, la science-fiction n’est plus…

Et pourtant.

— il y a 2 ans avec 2 notes
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Histoire du Netizen

L’histoire commence en 1929 quand un écrivain hongrois émet la théorie que nous sommes tous reliés dans le monde à travers une courte chaîne de relations individuelles.

Ce concept des « six degrés de séparation » sera ensuite complété dans les années soixante par celui du « petit monde ». Se propage aussi l’idée du point de bascule (« the tipping point »), théorisée jusqu’en 2000 par les Américains : par le partage d’événements du quotidien, sans grande importance, nous sommes amenés à déclencher des phénomènes de société. 

Au même moment, l’avènement de la téléphonie mobile, d’Internet et des réseaux sociaux modifie les rapports humains, nous conduit à d’avantage de proximité (à distance paradoxalement), de clairvoyance (par l’accès libre à la connaissance), d’impatience (l’instantanéité supplante la durée) et de revendication d’identité (aux communautés historiques se greffent des regroupements affinitaires). 
Nous ne nous concevons plus sans notre réseau : amis, connaissances, collaborateurs, fournisseurs, clients, fans, partenaires, élus, concurrents, médias, distributeurs ; le choix même de nos relations reflète, participe à la construction de notre image, elle-même partagée par les relations de nos relations.
Nous nous retrouvons sur le net, dans des villages dont nous maîtrisons le niveau d’ouverture au monde, exerçant, fascinés, nos nouveaux pouvoirs.

Il y a une vingtaine d’années, un jeune universitaire américain, mort prématurément, invente le mot « Netizen » et salue la possibilité offerte aux internautes d’agir à l’échelle planétaire, dans une bonne intelligence collective. La notion du Netizen évolue et désigne aujourd’hui des femmes et des hommes qui assument ces changements technologiques et culturels tout en ayant conscience qu’il ne faut pas en abuser. Les Netizens sont des êtres humains connectés à d’autres êtres humains, qui se veulent tous dans le fond des gens bien. 

Le management de la relation client (CRM ou GRC en français), tel qu’il était imaginé dans les entreprises à la fin du XXe siècle, s’essouffle. On parle dorénavant, de manière un peu abstraite, de marketing 2.0. 

Au-delà des termes, il faut bien comprendre que le rapport à la marque et au monde de l’entreprise a rajeuni, plus sensible, passionné, excessif.

Les premiers exposés sont les centres d’appels, socioconnecteurs de l’ombre, mal connus par le grand public et souvent mal aimés. 
A leur décharge, les labels de qualité de service ont peu évolué, reposant sur des typologies clients anciennes et négligeant la nouvelle humanité éclairée derrière le téléphone, le mobile, l’ordinateur, la tablette… 

Grisés par le souffle de liberté d’Internet, nous les Netizens, nous ne nous sentons pas clients. Nous savons comment défaire nos choix. 
Par contre, nous apprécions l’honnêteté et découvrir en notre interlocuteur un autre Netizen qui nous est relié. 

— il y a 2 ans avec 12 notes
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